Les réformes du « Choc des savoirs », lancées par Gabriel Attal se dit être un programme ayant pour but de préparer les élèves à mieux affronter les défis de demain. Le mardi 12 novembre 2024 , l’ex-ministre de l’Éducation nationale, Anne Genetet, a présenté les nouvelles orientations de ce programme pour le Diplôme National du Brevet (DNB), qui concerneront les sessions de 2025, 2026 et 2027. En tant que graphopédagogue, le changement qui impactera le plus les élèves que je suis sera effectif en 2027. A cette date en effet, l’obtention du diplôme national du brevet deviendra obligatoire pour entrer au lycée en section générale, technologique ou professionnelle.
Pour les élèves qui n’obtiendront pas le brevet, deux options se présenteront:
- Ils pourront intégrer une classe de « prépa seconde », afin de consolider leurs acquis et de mieux se préparer aux exigences du lycée.
- Ils auront également la possibilité de se diriger vers un CAP (certificat d’aptitude professionnelle), une voie professionnelle accessible dès la fin de la troisième, qui propose un parcours de formation en deux ans pour acquérir directement des compétences professionnelles.
Les premiers élèves que ce dispositif impactera sont ceux en classe de 5ème depuis la rentrée 2024.
Avec cette réforme, savoir écrire de façon lisible et fluide, dans le laps de temps imparti à chaque épreuve écrite devient un enjeu crucial! Un élève qui traîne depuis des années des problèmes d’écriture sans que rien n’ait été mis en place pour l’aider (PPS – Projet Personnalisé de Scolarisation , PAP – Plan d’Accompagnement Personnalisé, suivi en graphopédagogie pour améliorer l’écriture…) arrivera en 3ème avec le couperet de l’obtention du brevet en ligne de mire. Sans aménagements spécifiques, il risque de voir ce sésame lui échapper en raisons d’une écriture trop lente ou illisible. Cette réforme vient donc rebattre les cartes et il est impératif d’en avoir conscience dès maintenant en tant que parents et en tant qu’enseignants.
L’écriture devient un enjeu réel et palpable pour l’élève et il faut que la communauté éducative au sens large prenne ce sujet à bras le corps. Un élève qui a des difficultés à écrire doit être accompagné et ce dès que possible.
